David Pagou ne veut laisser aucune place à la suffisance. Avant de lancer le Cameroun dans les éliminatoires de la CAN 2027 face aux Comores, le sélectionneur des Lions Indomptables appelle au respect de l’adversaire et insiste sur une ligne directrice : se concentrer sur son équipe et s’adapter aux réalités du match.
Pas question de regarder les Comores de haut. À Garoua, David Pagou a tenu à rappeler que le statut d’une sélection ne suffit plus à déterminer l’issue d’une rencontre. Le technicien camerounais s’appuie notamment sur les récentes performances des Cœlacanthes et leur parcours à la CAN 2025 pour justifier la prudence des Lions.
« Il n’y a plus de petites nations. On a vu les Comores à la dernière CAN, on a vu les Comores ici contre le Cameroun en 2022. Donc voilà, on respecte les Comores, on ne va pas parler des cas ici parce qu’il y a un nouvel entraîneur qui est là, un entraîneur chevronné. »
Le Cameroun retrouvera ainsi une sélection comorienne qui a changé de visage depuis la dernière CAN. Hubert Velud a succédé à l’Italien Stefano Cusin en mars 2026. Le technicien français, passé notamment par le Burkina Faso et le Soudan, a pris les commandes des Cœlacanthes avec pour mission de poursuivre leur progression.
Face à cette incertitude sur le visage que présenteront les Comores, David Pagou préfère donc ramener ses joueurs à l’essentiel. Le sélectionneur ne veut pas que les Lions se perdent dans les hypothèses sur le système ou les intentions adverses. L’objectif est de maîtriser leur propre prestation avant de répondre aux événements du match.
« On se concentre sur nous pour donner le meilleur de nous-mêmes sur le terrain. Ce que les Comores vont proposer demain, on verra, on va s’adapter. »
Cette approche vaut aussi pour la question de la difficulté de la rencontre. Dans un groupe G où le Cameroun partage également l’affiche avec la Namibie et le Congo, chaque point aura son importance dans une campagne qui comporte six journées. La première est programmée ce jeudi 24 septembre à Garoua, avec un coup d’envoi à 19h GMT.
« Est-ce que ce sera compliqué ? Est-ce que ce sera facile ? On ne sait pas. Donc chaque match a sa vérité. On peut bien se préparer et, le jour du match, ne pas reproduire ce qu’on a fait en préparation. Donc c’est un peu ça, le football. C’est pour ça que notre politique, c’est de se concentrer sur nous et d’essayer de donner le meilleur de nous-mêmes. »
Dans cette préparation, le sélectionneur assume également certains choix liés au temps de jeu de ses joueurs en club. Plusieurs éléments du groupe n’arrivent pas forcément avec un volume important de matches disputés, mais Pagou estime que cela ne remet pas en cause leur présence dans la sélection lorsqu’il connaît leur potentiel.
« Le manque de matchs n’exclut pas une sélection parce que, vous savez, quand vous connaissez un joueur, vous savez le potentiel qu’il a. Et en club, ils ne viennent pas à l’entraînement et puis il s’assoit et regarde les autres. Non, ils s’entraînent. Donc voilà, étant donné qu’on les connaît, on connaît leur potentiel donc on saura comment les utiliser. »
Les Lions savent désormais ce qui les attend : un adversaire à respecter, un match dont la vérité ne sera connue qu’au coup de sifflet final et une première sortie à négocier sans perdre de vue leur propre identité. La route vers la CAN 2027 commence par les Comores.



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