La Fédération Camerounaise de Football dirigée par Samuel Eto’o durcit le ton face à la passivité des clubs professionnels. Une circulaire officielle fixe une échéance fatidique pour l’enregistrement des licences : le 4 octobre 2025.
La Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) ne plaisante plus avec les délais et Samuel Eto’o semble avoir donné le ton à son administration. Dans une circulaire officielle datée du 16 septembre 2025 et signée par le Secrétaire Général Mandong Isaac Noé, l’instance dirigeante du football camerounais vient de rappeler aux clubs une échéance cruciale qui pourrait sceller leur sort pour la saison 2025/2026.
Le document officiel, portant la référence n°014/25/FCF/SG/DC/CCNL/CL/CT, s’adresse directement aux présidents et secrétaires généraux du CTFP, de la LFFC, ainsi qu’aux dirigeants des clubs affiliés aux Championnats Professionnels. Cette communication marque un tournant dans la gestion administrative du football camerounais sous l’ère Eto’o.
Le Secrétaire Général Mandong Isaac Noé ne mâche pas ses mots dans cette circulaire et dresse un constat préoccupant : « Il m’a été donné de constater que jusqu’à ce jour, les clubs des Championnats Professionnels ne s’activent pas à enregistrer les demandes de licences des joueurs et encadreurs pour le compte de la saison sportive 2025/2026. »
Cette passivité généralisée des clubs professionnels camerounais inquiète visiblement les dirigeants de la FECAFOOT. Face à cette négligence administrative qui pourrait compromettre le bon déroulement de la saison footballistique, la fédération présidée par Samuel Eto’o a décidé de frapper fort en imposant une date butoir non négociable.
L’inaction des clubs contraste avec les efforts de modernisation entrepris par la FECAFOOT depuis l’arrivée d’Eto’o à sa tête. La digitalisation des processus administratifs, mise en place pour faciliter les démarches, semble ne pas avoir eu l’effet escompté.
Les clubs des championnats professionnels camerounais ont désormais jusqu’au 4 octobre 2025 à 23h59 pour boucler définitivement l’enregistrement de leurs joueurs et encadreurs techniques. Cette date butoir, fixée par la FECAFOOT, ne souffre d’aucune négociation.
La circulaire officielle est catégorique : « La possibilité de report n’étant pas envisageable, aucune demande de report ne sera prise en compte. » Un message clair qui reflète la volonté de fermeté de l’administration Eto’o.
Les dirigeants de clubs qui penseraient pouvoir négocier un délai supplémentaire en seront pour leurs frais. La FECAFOOT a anticipé toutes les tentatives de contournement : aucune prolongation ne sera accordée, quelles que soient les circonstances invoquées.
La procédure d’enregistrement doit impérativement être finalisée en ligne via la plateforme digitale mise en place par la fédération. Cette dématérialisation reflète la volonté de modernisation du football camerounais sous l’impulsion de Samuel Eto’o, mais impose une rigueur absolue dans le respect des délais.
Le message de la FECAFOOT est cristallin et sans équivoque. Le document officiel précise noir sur blanc que tout club qui ne respecterait pas cette échéance se verra purement et simplement exclu : « nul ne prendra part à une compétition de la FECAFOOT sans licence. »
Cette mesure drastique vise à responsabiliser définitivement les dirigeants de clubs et à garantir une meilleure organisation des compétitions nationales. L’époque des arrangements semble révolue dans le football camerounais dirigé par Samuel Eto’o.
Le Secrétaire Général Mandong Isaac Noé conclut sa circulaire par un avertissement solennel : « Je tiens la main ferme au respect strict de ce délai. » Ces mots résonnent comme un ultimatum final à tous les clubs récalcitrants.
Dans un contexte où le football camerounais cherche à retrouver ses lettres de noblesse, cette exigence de rigueur administrative s’inscrit dans une démarche globale de professionnalisation du secteur. La FECAFOOT d’Eto’o entend manifestement imposer de nouveaux standards de gouvernance.
Avec cette échéance qui approche à grands pas, c’est une véritable course contre la montre qui s’engage pour les clubs professionnels qui n’ont pas encore finalisé leurs démarches administratives. Le temps presse et chaque jour rapproche les retardataires de l’exclusion.
La circulaire rappelle que toutes les dispositions techniques nécessaires pour soumettre les demandes de licences en ligne ont été préalablement mises en place par la FECAFOOT. Les clubs n’ont donc aucune excuse technique pour justifier leur retard.
Les dirigeants sont appelés à se mobiliser immédiatement pour éviter une exclusion qui pourrait s’avérer catastrophique pour leurs ambitions sportives et leur survie économique. Les conséquences financières d’une telle sanction pourraient être désastreuses pour certaines structures déjà fragiles.
La FECAFOOT, par cette fermeté affichée depuis Yaoundé, entend imposer une nouvelle discipline administrative qui pourrait redéfinir durablement les standards du football camerounais. L’ère Samuel Eto’o qui tend vers la fin a quelques mois des élections à la présidence de cet institution semble marquée par cette volonté de rupture avec les pratiques du passé.
Rendez-vous est pris le 5 octobre 2025 pour connaître les clubs qui auront respecté cette échéance cruciale. Cette date marquera un tournant dans l’histoire administrative du football camerounais et déterminera une fois de plus la crédibilité de la gouvernance fédérale sous la présidence d’Eto’o.



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