C’est un transfert que personne n’avait vu venir sur le mercato des instances sportives. Benjamin Banlock, l’ancien Secrétaire Général de la Fecafoot, vient de troquer les crampons pour les pions en prenant la tête de la Fédération Camerounaise des Échecs ce samedi.
Le football camerounais perd l’un de ses visages familiers, mais pas forcément là où on l’attendait. Après une période marquée par les tensions et les remous au sein de la tour de Tsinga, celui qui a longtemps orchestré l’administration du football national a décidé de changer radicalement de terrain de jeu.
Pour Banlock, ce passage du football aux échecs n’est pas qu’une simple reconversion, c’est une véritable mutation stratégique. Après avoir essuyé plusieurs revers dans l’écosystème du ballon rond ces dernières années, entre crises institutionnelles et sorties de piste administratives, l’ex-bras droit de la fédération semble avoir trouvé un nouveau souffle dans le « noble jeu ». Si le football se joue à onze et sur 90 minutes, Banlock devra désormais composer avec 64 cases et un silence de cathédrale. Un contraste saisissant pour un homme habitué à la ferveur (et aux polémiques) des stades de football.
Pourquoi ce choix ? Dans les couloirs du sport camerounais, on murmure que Banlock souhaite prouver que ses qualités de gestionnaire peuvent s’exprimer loin du tumulte du football. En étant élu président de la Fédération des Échecs ce samedi, Benjamin Banlock s’offre un nouveau « match » à gérer. S’il ne s’agit plus de marquer des buts, l’enjeu reste le même : structurer une discipline et obtenir des résultats.
Pour les observateurs du football, c’est une page qui se tourne. Banlock s’éloigne des pelouses, mais il reste dans la compétition. Reste à savoir si, sur ce nouvel échiquier, il saura enfin éviter le « mat » et conduire sa nouvelle équipe vers les sommets. Le monde du football observe ce mouvement avec curiosité : Benjamin Banlock réussira-t-il sa transition du 4-4-2 au Gambit de la Dame ?



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