Finale LDC CAF : pourquoi le choix de Ndala comme arbitre fait débat?

Finale LDC CAF : pourquoi le choix de Ndala comme arbitre fait débat?

Le sifflet congolais n’en finit plus de faire couler l’encre. Alors que son nom reste associé à l’un des épisodes les plus rocambolesques de l’histoire récente du football africain, Jean-Jacques Ndala s’apprête une nouvelle fois à occuper le devant de la scène. Contre toute attente, l’arbitre de 38 ans a été désigné pour diriger la finale aller de la Ligue des champions de la CAF, opposant l’AS FAR aux Mamelodi Sundowns, le 17 mai prochain à Pretoria.

C’est un paradoxe qui ne manque pas de piquer la curiosité des observateurs : alors que la FIFA l’a officiellement écarté de la liste des officiels pour la Coupe du Monde 2026, la Confédération africaine de football semble faire la sourde oreille. Pour l’instance continentale, le crédit de Ndala reste intact. Après avoir officié lors de Young Africans-JS Kabylie en février, puis durant le quart de finale Al-Masry – CR Belouizdad en mars, cette nomination pour la plus prestigieuse des finales de clubs sonne comme une validation ultime de la part de l’administration de Patrice Motsepe.

Pourtant, le contentieux est lourd, particulièrement au Maroc. Du côté de l’AS FAR, l’inquiétude est palpable. Les supporters et dirigeants n’ont pas oublié le « traumatisme » de la finale de la CAN 2025. Ce jour-là, au Stade Prince Moulay Abdellah, Ndala était resté de marbre face au retrait des joueurs sénégalais de la pelouse. Plutôt que de siffler un forfait immédiat ou de sanctionner les « déserteurs », il s’était plié aux directives d’Oliver Safari, alors président de la commission des arbitres, en refusant d’intervenir. Un attentisme qui a forcé la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) à engager une bataille juridique pour obtenir gain de cause sur tapis vert le 17 mars dernier.

Dans ce contexte électrique, la question de son impartialité et de sa capacité à gérer la pression est sur toutes les lèvres. Peut-on confier les clés d’un tel sommet à un homme dont les décisions passées sont encore portées devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) ? Le 17 mai, chaque coup de sifflet de Jean-Jacques Ndala sera scruté avec une sévérité chirurgicale. Pour l’arbitre congolais, cette finale ne sera pas seulement un match de football, mais une opération survie pour sa crédibilité internationale.

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