Ignatius Ganago : « On ne peut pas me reprocher de ne pas tout donner »

Ignatius Ganago : « On ne peut pas me reprocher de ne pas tout donner »

À l’aube d’un duel décisif contre le RC Lens pour la 33e journée de Ligue 1, l’atmosphère était lourde du côté de la Beaujoire, mais un homme refuse de baisser les bras. Ignatius Ganago, l’attaquant camerounais du FC Nantes, s’est présenté en conférence de presse avec une détermination intacte et un discours empreint d’une sincère loyauté envers son club.

Auteur de 3 buts, dont 2 inscrits lors des deux derniers matchs, ainsi qu’une passe décisive cette saison, le « Lion Indomptable » s’impose comme l’homme providentiel de ce sprint final. Interrogé sur son implication totale, il a tenu à clarifier son état d’esprit : « Pour moi, même avant de revenir, j’en parlais avec mon agent. Je lui ai dit : Si je reviens, il faut vraiment que je fasse tout pour qu’on puisse se maintenir. Moi, je suis quelqu’un qui n’oublie pas. Nantes est un club qui m’a soutenu dans les moments les plus compliqués, quand j’ai eu ma blessure, quand j’ai eu des problèmes personnels. Le club a vraiment été là pour moi. Les supporters aussi se sont mobilisés pour moi. Donc pour moi, c’est la moindre des choses. C’est pour ça que, tous les jours, quand je joue, je m’arrache. Je joue à fond parce que je n’ai vraiment pas envie de voir le club en Ligue 2. On peut me reprocher beaucoup de choses, mais on ne peut pas me reprocher de ne pas avoir tout donné sur le terrain. Quand tu joues dans un club comme ça, je pense que tous les week-ends, tu dois t’arracher au maximum ».

Cette abnégation ne doit rien au hasard mais découle d’une préparation athlétique rigoureuse entamée bien avant son retour sur les bords de l’Erdre. Malgré une fin de saison prématurée en MLS, l’attaquant a expliqué le travail de l’ombre effectué pour revenir à son meilleur niveau : « Oui, depuis mon arrivée en janvier, je suis plutôt content. Quand la saison s’est terminée en octobre aux États-Unis, je ne suis pas parti tout de suite en vacances. Je suis resté au club (New England Revolution, ndlr) pour continuer à bosser. Surtout que j’avais fini la saison blessé au mollet. Je suis parti après en décembre au Cameroun, près des miens. J’aime m’entourer de mes proches. J’ai travaillé avec des potes à moi tout en suivant le programme donné par mon club américain. » Grâce à ce sérieux et son efficacité retrouvée devant le but, il espère être l’étincelle capable de sauver l’institution nantaise.

Pourtant, le tableau comptable reste sombre pour les Nantais, englués à une inquiétante 17e place avec seulement deux batailles à livrer. Alors que le maintien direct semble s’être envolé avec les huit points d’avance de l’OGC Nice, l’unique bouée de sauvetage se nomme désormais la place de barragiste. Actuellement détenue par l’AJ Auxerre, cette 16e position se trouve à cinq longueurs, imposant aux Canaris un scénario parfait : remporter leurs deux ultimes confrontations, à commencer par celle de ce soir, tout en espérant un faux pas des Auxerrois de Danny Namaso. Dans ce sprint final aux allures de mission impossible, Ignatius Ganago devra transformer son sens du sacrifice en une efficacité redoutable pour espérer arracher un sursis lors des barrages et éviter l’enfer de la relégation.

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