La polémique autour de la rencontre entre PWD de Bamenda et Unisport du Haut-Nkam ne retombe toujours pas. Quelques heures apres la lourde défaite du leader du championnat (5-0) au Bamenda Proximity Stadium, la Fédération Camerounaise de Football via son CTFP a frappé fort en suspendant l’ensemble des officiels ayant dirigé cette rencontre comptant pour la 19e journée de MTN Elite One.
Dans un communiqué signé par le président de la Commission Centrale des Arbitres, Stéphane Foko Kamga, les officiels de ce match ont été sanctionnés pour « manquements graves dans l’exercice de leurs fonctions ». Sont concernés l’arbitre central Emeyene Toukene, les arbitres assistants Bedine Josue et Zoumba Chris, le quatrième officiel Ndanga Moudi ainsi que l’inspecteur des arbitres Jani Benedict.
Cette décision intervient après une rencontre fortement marquée par les contestations arbitrales. Dès la 7e minute de jeu, l’arbitre central Emeyene Toukene avait expulsé le défenseur d’Unisport, Tato Sosthène, sur une action vivement contestée par les visiteurs. Une décision jugée sévère, voire incompréhensible par de nombreux observateurs, et qui a profondément influencé le déroulement du match.
Réduits à dix très tôt, le Flambeau de l’Ouest a ensuite subi la domination des Abakwa Boys, qui se sont imposés avec autorité devant leur public. Mais au-delà du score, c’est surtout la prestation du corps arbitral qui a alimenté les débats dans les heures ayant suivi la rencontre. Plusieurs décisions prises durant le match ont été pointées du doigt et ont ravivé les critiques récurrentes autour de l’arbitrage camerounais.
Depuis plusieurs saisons, les controverses arbitrales ternissent régulièrement l’image du football camerounais. Beaucoup se souviennent encore de l’affaire Bomba Martin la saison dernière en Elite Two, lorsque cet arbitre avait asséné un coup de tête à un joueur en plein match. Un épisode choquant qui, contre toute attente, ne lui avait pas valu une mise à l’écart durable puisqu’il avait ensuite été promu en MTN Elite One.
Cette nouvelle affaire relance donc les interrogations sur le fonctionnement réel de la Commission Centrale des Arbitres et sur les mécanismes de gestion, de formation et de sanction des hommes en noir au Cameroun. Alors que la course au titre entre dans sa phase décisive, cette polémique risque encore d’alimenter les débats dans les prochains jours.




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