À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 au Maroc, la Confédération africaine de football (CAF) a frappé un grand coup. Son président, Patrice Motsepe, a officialisé une augmentation sans précédent des dotations financières de la compétition. La prime du futur champion est doublée et atteint désormais 2 millions de dollars, illustrant la volonté de l’instance continentale de faire franchir un nouveau cap au football féminin africain.
La Confédération africaine de football poursuit sa politique d’investissement dans le football féminin. En conférence de presse ce mercredi, Patrice Motsepe a dévoilé une revalorisation historique des récompenses financières de la Coupe d’Afrique des Nations féminine Maroc 2026, dont le coup d’envoi sera donné le 26 juillet.
Cette décision constitue l’une des annonces majeures de la CAF avant le lancement de la compétition. Elle traduit la volonté de l’instance dirigeante de renforcer l’attractivité de la CAN féminine, tout en améliorant les conditions financières des sélections engagées.
La mesure phare concerne la future équipe championne d’Afrique. Le vainqueur de la CAN féminine 2026 empochera désormais 2 millions de dollars, soit une augmentation de 100 % par rapport à la précédente édition. La récompense passe ainsi d’un million à deux millions de dollars, un montant jamais atteint dans l’histoire de la compétition.
« Nous continuons d’investir dans le football féminin parce que nous croyons en son immense potentiel sur notre continent », a expliqué Patrice Motsepe, dont la politique de développement du football féminin constitue l’un des axes prioritaires de son mandat.
Depuis son arrivée à la tête de la CAF en 2021, la progression est spectaculaire. À cette époque, le champion d’Afrique ne percevait que 200 000 dollars. En l’espace de quelques années, cette prime a été multipliée par dix pour atteindre aujourd’hui les 2 millions de dollars.
La CAF ne s’est pas limitée à récompenser davantage le futur champion. L’ensemble des dotations de la compétition a été revu à la hausse.
Le finaliste recevra désormais 750 000 dollars, soit une augmentation de 50 %. La sélection qui terminera à la troisième place bénéficiera également d’une revalorisation de 43 %.
Autre annonce importante : chacune des 16 nations qualifiées repartira avec une prime de participation de 150 000 dollars, contre 125 000 dollars lors de la précédente édition, soit une hausse de 20 %.
Au total, l’enveloppe globale des récompenses distribuées par la CAF passe de 3,475 millions à 5,8 millions de dollars, ce qui représente une augmentation de 67 %.
Au-delà des chiffres, cette décision envoie un message clair aux fédérations, aux joueuses et aux partenaires du football africain.
En augmentant considérablement les revenus liés à la CAN féminine, la CAF souhaite encourager les fédérations à investir davantage dans leurs équipes nationales, améliorer les conditions de préparation des joueuses et favoriser la professionnalisation du football féminin sur l’ensemble du continent.
Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique plus large menée par Patrice Motsepe depuis son accession à la présidence de la CAF. Ces dernières années, l’instance continentale a progressivement renforcé les investissements dans les compétitions féminines, augmenté leur visibilité et élargi leur format avec 16 équipes pour cette édition marocaine, une première dans l’histoire du tournoi.
À quelques jours du lancement de la compétition, cette hausse spectaculaire des primes constitue un nouveau levier de développement pour le football féminin africain.
Si l’écart financier avec les grandes compétitions mondiales demeure important, la CAF affiche désormais son ambition de réduire progressivement cette différence et de valoriser davantage les performances des sélections africaines.
En doublant la récompense promise au futur champion et en augmentant les aides versées à l’ensemble des participantes, Patrice Motsepe confirme sa volonté de faire de la CAN féminine un rendez-vous sportif toujours plus compétitif, attractif et économiquement viable.


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