La Chambre Nationale de Résolution des Litiges (CNRL) de la FECAFOOT a rendu plusieurs décisions le 16 septembre 2026. Le Canon Sportif de Yaoundé et AS Fortuna de Mfou ont notamment été condamnés à verser plusieurs millions de FCFA, tandis que deux joueurs ont été déboutés dans leurs procédures.
La série des décisions de la CNRL continue de mettre en lumière les difficultés administratives et contractuelles auxquelles sont confrontés plusieurs clubs camerounais. Dans son lot de décisions rendu ce 16 septembre, l’instance de résolution des litiges de la FECAFOOT a notamment sanctionné le Canon Sportif de Yaoundé et AS Fortuna de Mfou.
Le Kpa-Kum est une nouvelle fois au cœur d’un contentieux financier. Saisie par son ancien joueur Edoa Guy Serge, la CNRL a condamné le club de Yaoundé à lui verser un montant total de 3 050 000 FCFA. La somme correspond à plusieurs éléments : 1 500 000 FCFA de reliquat de prime de signature, 2 400 000 FCFA au titre des salaires que le joueur devait percevoir jusqu’au terme de son contrat et 150 000 FCFA de dommages et intérêts.
Cette nouvelle décision intervient alors que le Canon a déjà été confronté récemment à une sanction de la FIFA. Elle remet au premier plan la question du suivi des engagements contractuels du club. Pour une institution historique du football camerounais, l’accumulation de contentieux constitue un enjeu administratif autant que financier.
AS Fortuna de Mfou devra également mettre la main à la poche. Le club a été condamné à verser 5 119 700 FCFA à Espoir du Caire, correspondant à la contrepartie financière liée au transfert de Ngatchou Kamtchouang Ricky Stéphane.
Toutes les procédures examinées par la CNRL n’ont toutefois pas abouti à une condamnation des clubs. Après environ deux années de procédure, la plainte de Dieudonné Jonathan contre Victoria United a été déclarée irrecevable. Dans une autre affaire, Tendoh Elton James, qui avait saisi la Chambre contre PWD de Bamenda, a également été débouté.
La CNRL s’est également prononcée dans la bataille autour du contrôle de l’équipe professionnelle de la Dynamo de Douala. L’instance a reçu l’action de l’Association Sportive Dynamo Club de Douala et l’a déclarée partiellement fondée.
Surtout, elle a déclaré caduque la convention signée le 17 février 2018 entre l’Association Sportive Dynamo Club de Douala et la Société Anonyme Sportive et Professionnelle Dynamo Football Club de Douala. En revanche, la CNRL s’est déclarée incompétente pour examiner les autres demandes formulées dans cette procédure.
Ces décisions du 16 septembre replacent ainsi au centre des débats la gestion contractuelle, les obligations financières et la gouvernance des clubs camerounais. Des dossiers qui, au-delà des terrains, peuvent directement peser sur la stabilité et l’avenir des institutions sportives.


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