Le Ghana et le Nigeria sont les derniers représentants africains encore en lice pour une place dans le dernier carré de la Coupe du monde féminine U17, organisée au Maroc. En quarts de finale, les Black Maidens défient le Japon, tandis que les Flamingos croisent le fer avec le Venezuela. Deux affiches décisives pour les ambitions du continent, qui espère poursuivre son aventure dans cette compétition mondiale.
Après avoir placé quatre sélections en huitièmes de finale, l’Afrique compte désormais sur ses deux rescapés pour prolonger sa présence dans le tournoi. Leurs parcours respectifs témoignent de la progression du football féminin chez les jeunes et de la capacité des équipes africaines à rivaliser avec les meilleures nations de la catégorie.

Le Nigeria s’est particulièrement illustré depuis le début de la compétition. Les Flamingos ont d’abord signé une performance remarquée en faisant tomber la Corée du Nord, championne du monde en titre, avant de poursuivre leur parcours en éliminant le Mexique. Des résultats qui renforcent leurs ambitions à l’approche d’un quart de finale où elles devront confirmer leur solidité.
Le Ghana a également démontré sa capacité de réaction. Malgré une défaite lors de son entrée en lice, les Black Maidens ont su rebondir en tenant tête au Brésil, puis en dominant le Canada. Leur qualification pour les quarts de finale a été acquise face à l’Argentine, au terme d’une séance de tirs au but. Un parcours marqué par la résilience, qui leur offre désormais l’occasion de viser plus haut face au Japon.

Au-delà des résultats, ces deux sélections portent l’espoir d’un continent qui cherche à s’installer durablement parmi les références du football féminin mondial. Une qualification en demi-finales constituerait un signal fort pour les jeunes joueuses africaines et leurs encadrements.
L’organisation de cette Coupe du monde au Maroc représente également une opportunité pour le continent. En accueillant les meilleures jeunes joueuses du monde, le royaume offre une visibilité internationale aux talents africains et met en lumière le travail accompli dans les structures de formation. Le défi reste toutefois de transformer cette exposition en progrès durables, grâce à des investissements dans les académies, les clubs et les championnats nationaux.
Sur le plan organisationnel, le Maroc s’appuie sur des infrastructures sportives, des structures d’hébergement et des services de médecine du sport adaptés aux exigences d’une compétition internationale. Le pays accueillera cinq éditions consécutives du tournoi entre 2025 et 2029, une continuité qui renforce son expérience dans l’organisation des événements FIFA, à l’approche de la Coupe du monde masculine 2030, qu’il coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.
Pour le Ghana et le Nigeria, l’objectif immédiat reste désormais le terrain : franchir l’obstacle des quarts de finale et maintenir vivantes les ambitions africaines dans ce Mondial féminin U17.



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