Les joueurs de Public work department (PWD) de Bamenda ne se sont pas entrainés ce mardi. Terence et ses coéquipiers se sont pourtant présentés au stade de proximité de Mendankwe pour préparer la 24ᵉ journée de la Mtn Elite One contre Colombe sportive du Dja et Lobo ce dimanche. Mais l’ambiance n’était pas bon enfant. À l’unanimité, les Abakwa pris ont pris la décision d’observer un mouvement pour pousser l’administration du club d’honorer ses engagements. Selon notre confrère Afesseh Apong, proche du club, cette grève trouve sa raison d’être dans le non-paiement des salaires des joueurs. Ce mouvement arrive au lendemain du match nul face à As Fortuna.
À en croire notre confrère, les joueurs réclament quatre mois de salaires impayés et les primes de trois matchs. Car depuis le début de la saison, les joueurs de PWD de Bamenda ont reçu un seul mois de salaire. Les joueurs ont été interdits d’entrer dans le bus lors du retour. Chaque joueur a dû utiliser les moyens de bord pour rentrer. Une situation regrettable qui relance le modèle économique des clubs de football au Cameroun et le management global de ces entités. L’administration du club n’a pas encore réagi à cette situation. Une curiosité quand on sait que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, est le 4ᵉ vice-président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot).
Cette situation fait grand bruit depuis quelques heures. Les joueurs de PWD de Bamenda ne sont pas les seuls à réclamer des salaires aux responsables. Plusieurs clubs dans cette situation. « Le cas de PWD est particulier. Son président est l’un des vice-présidents de la Fécafoot. Il était censé prêcher par l’exemple. C’est une proche collaboration du président Samuel Eto’o Fils. Et Eto’o insiste sur cet aspect de paiement des salaires. Vu que l’association des présidents de club qu’il abritait s’est effritée, chaque se bat désormais de son côté. Nos clubs n’ont pas de modèle économique solide. Les présidents attendent les subventions pour payer les salaire », souligne Idriss Onana. On s’attend à une réaction du président de PWD, Pascal Abunde, dans les prochaines heures pour clarifier la situation. A trois journées de la fin de la saison, les Abakwa Boys ont déjà validé leur maintien en Elite One. « Les gars savent que si la saison s’achève, l’administration ne pourra plus leur verser les salaires. C’est de bonne guerre. Ces joueurs vivent comment sans recevoir leurs salaires. Ça doit être difficile », relève Ibrahim Amadou.



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