Le Gabon engage une nouvelle étape dans la restructuration de son football. La Taskforce pour le renouveau du football gabonais, baptisée « Task Foot », ouvre ses travaux ce jeudi 22 octobre 2026 au stade de l’Amitié sino-gabonaise d’Angondjé. Pendant cinq jours, les acteurs du secteur devront définir les grandes orientations d’une réforme destinée à améliorer l’organisation, la compétitivité et le financement du football national.
Présidée par Léon Ababé, ancien président de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), cette initiative est portée par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, Paul Ulrich Kessany Zategwa. Elle s’inscrit dans le cadre des orientations des autorités gabonaises et prolonge plusieurs concertations engagées depuis 1999, notamment celles organisées en janvier 2026 sur le démarrage des championnats nationaux.
L’ambition est de donner au football gabonais un cadre plus solide, à la hauteur de son histoire et de ses talents. Malgré la notoriété des Panthères et la présence de joueurs gabonais dans plusieurs championnats étrangers, le développement du football local nécessite des améliorations structurelles, aussi bien dans la gestion des clubs que dans l’organisation des compétitions.
La cérémonie d’ouverture sera également marquée par la remise des agréments techniques et des récépissés définitifs aux clubs engagés dans les championnats professionnels. Une étape présentée comme un levier pour renforcer l’encadrement des clubs et favoriser une meilleure organisation des compétitions.

La Task Foot rassemble un large éventail d’acteurs, parmi lesquels la FEGAFOOT, la Ligue nationale de football professionnel (LINAFP), la Ligue nationale de football féminin, le Comité national olympique, l’Organisation nationale antidopage (ONAD), les dirigeants de clubs, les entraîneurs, les arbitres, les joueurs, les journalistes sportifs et des experts nationaux et internationaux.
Leurs réflexions seront réparties en sept ateliers consacrés à la gouvernance institutionnelle, à la formation et au développement humain, aux compétitions nationales, à la communication et au marketing, au financement, à l’arbitrage et à l’intégrité sportive, ainsi qu’aux infrastructures.
Au terme des cinq jours, les participants devront formuler des recommandations concrètes, hiérarchisées et financièrement réalisables, accompagnées d’un calendrier d’exécution et d’indicateurs de résultats.
Le Gabon vise notamment des championnats organisés à dates régulières, des clubs mieux structurés, une meilleure valorisation du football féminin et de la formation des jeunes, ainsi qu’une visibilité accrue auprès des partenaires économiques.
L’enjeu sera désormais de traduire ces orientations en actions durables pour faire du football gabonais un secteur mieux organisé et plus attractif, capable de renforcer sa place sur la scène africaine.



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