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Licence Pro au Cameroun : Cette fois, la FECAFOOT ira-t-elle jusqu’au bout ?

Par une note d’information publiée le 02 avril 2026, la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) remet au goût du jour une réforme capitale : l’obligation pour les clubs professionnels d’engager une équipe en championnat de jeunes. Si l’intention est louable, elle sonne comme un air de « déjà-vu » pour les observateurs avertis.

C’est un serpent de mer qui refait surface dans les bureaux de Tsinga. Dans l’optique de moderniser un football local souvent critiqué pour son manque de structure, le Secrétaire Général de la FECAFOOT, Mandong Issac Noé, vient de confirmer que l’octroi de la Licence Nationale sera désormais lié à la présence d’une pépinière active au sein des clubs. Le déploiement de cette mesure se veut progressif pour éviter tout blocage brutal du championnat. Dès la saison 2026/2027 cette mesure sera effective pour les mastodontes de l’Elite One et dès la saison 2027/2028 pour les clubs de l’Elite Two. Sur le papier, le projet est séduisant : forcer les clubs à devenir de véritables centres de formation pour alimenter les sélections nationales et valoriser le talent local. Mais dans les faits, l’enthousiasme est tempéré par l’expérience du passé.

Ce n’est en effet pas la première fois que la FECAFOOT agite la menace d’une exclusion pour défaut de formation. Il y a quelques années déjà, cette même condition avait été annoncée en grande pompe. Pourtant, saison après saison, le constat est resté amer : entre dérogations de complaisance et « légèretés » administratives, de nombreux clubs ont continué à évoluer dans l’élite sans jamais investir un seul franc dans une équipe de jeunes. Cette impunité a, par le passé, décrédibilisé la portée des réformes. Aujourd’hui, alors que la note officielle assure tenir « la main ferme » sur le respect de ces prescriptions, le public et les acteurs du football attendent de voir si l’instance passera enfin de la parole aux actes.

La question reste entière : la FECAFOOT osera-t-elle refuser la licence à un « grand » du championnat si ses catégories inférieures n’existent que sur le papier ? Pour que cette réforme ne soit pas qu’un simple effet d’annonce supplémentaire, l’intransigeance devra être la règle. La modernisation du football camerounais est à ce prix. Entre la volonté de fer affichée dans le communiqué et la réalité du terrain, la marge est étroite. Les présidents de clubs sont prévenus, mais les supporters, eux, attendent de voir si, en 2026, les principes l’emporteront enfin sur les arrangements de couloir.

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