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Accusé d’avoir snobé la RDC, Malcom Bokele met les choses au clair

Cible de moqueries après la qualification des Léopards pour le Mondial 2026, le défenseur camerounais d’origine congolaise a tenu à remettre les pendules à l’heure. Entre fierté et respect, Malcom Bokele clarifie un choix de cœur souvent mal interprété.

Dans le football africain, la frontière entre la passion et le chambrage est parfois aussi fine qu’un fil de rasoir. Malcom Bokele Mputu vient d’en faire l’amère expérience. Alors que la République Démocratique du Congo savoure encore sa qualification historique pour la Coupe du Monde 2026 le défenseur de Göztepe s’est retrouvé au cœur d’une tempête numérique qu’il n’avait pas forcément vue venir.

Né à Lyon d’un père camerounais et d’une mère congolaise, Bokele incarne cette double culture d’Afrique centrale. Mais sur le terrain, le choix est binaire. International camerounais depuis 2023, le défenseur a juré fidélité aux Lions Indomptables. Un « non » à la RDC qui, dans le sillage de l’euphorie congolaise, a été ressorti par certains supporters comme un affront, l’accusant d’avoir tourné le dos aux Léopards au profit d’un voisin aujourd’hui éliminé. Face à la montée des piques sur les réseaux sociaux, le joueur a choisi la voie de la transparence. Dans une mise au point publiée ce mardi sur son compte Instagram, Malcom Bokele a balayé l’idée d’un refus délibéré : « Je tiens à préciser que je n’ai jamais été contacté par qui que ce soit pour représenter la RDC. Je me sens autant Camerounais que Congolais, et ces deux identités comptent énormément pour moi. » Une mise au point technique qui change la donne : on ne refuse pas une main qui ne vous a jamais été tendue. Si Bokele porte aujourd’hui le maillot vert, rouge et jaune, c’est autant par conviction que par l’intérêt concret manifesté très tôt par la fédération camerounaise.

Loin de nourrir une quelconque amertume, le joueur de 26 ans a conclu son message par une main tendue vers ses racines maternelles, prouvant que l’identité ne se résume pas à une feuille de match : « Aujourd’hui, je suis fier de jouer pour le Cameroun et j’assume pleinement ce choix. Cela n’enlève en rien le respect que j’ai pour le Congo. Je serai d’ailleurs l’un de leurs premiers supporters pour la Coupe du monde. »

Entre le Cameroun et la RDC, la rivalité sportive reste l’une des plus électriques du continent. En jouant la carte de l’apaisement et de l’honnêteté, Malcom Bokele espère clore un chapitre polémique pour se concentrer sur son terrain de prédilection. Une leçon d’élégance dans un football moderne où les parcours identitaires sont souvent plus complexes que ne le suggèrent les réseaux sociaux.

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