CAN Féminine 2026 : comment le Cameroun a brisé la malédiction

CAN Féminine 2026 : comment le Cameroun a brisé la malédiction

Le Cameroun tient enfin son premier sacre continental. Les Lionnes Indomptables ont remporté la CAN Féminine 2026 en dominant le Malawi (3-0), dimanche à Rabat, mettant ainsi fin à une longue attente marquée par trois finales perdues.

Il aura fallu attendre 2026 pour voir le Cameroun inscrire enfin son nom au palmarès de la CAN Féminine. Jusqu’ici, les Lionnes avaient atteint la finale à trois reprises sans jamais parvenir à soulever le trophée. Cette fois, l’histoire s’est écrite autrement. Face au Malawi, révélation de cette édition et novice à ce stade de la compétition, les pouliches de Valentine Nguele ont rapidement pris le contrôle de la finale pour s’imposer avec autorité.

Les précédentes finales avaient laissé un goût amer au football féminin camerounais. Le Cameroun avait notamment été battu en finale en 2004, 2014 et 2016 restant jusqu’ici l’une des grandes nations africaines sans titre dans la compétition. La quatrième tentative aura finalement été la bonne. Et avec la manière.

Le parcours des Lionnes a progressivement confirmé leur statut de prétendantes au titre. Après avoir franchi la phase de groupe du tournoi, Aboudi Onguene et ses coéquipières ont éliminé le Nigéria en quart de finale puis le Maroc, pays hôte, en demi-finale aux tirs au but, avec une Michaely Bihina décisive dans la séance. Cette qualification a surtout renforcé la conviction d’un groupe capable de résister dans les moments de pression avant de frapper au bon moment.

La demi-finale contre le Maroc restera comme l’un des grands moments de cette campagne. Après 120 minutes sans but, le Cameroun a remporté la séance de tirs au but et obtenu son billet pour une quatrième finale. Cette victoire a changé la dimension de l’équipe. Les Lionnes n’avaient plus seulement l’occasion de disputer une nouvelle finale : elles semblaient enfin prêtes à conjurer leur passé.

Le scénario de la finale a confirmé cette impression. Marie Ngah Manga a ouvert le score avant que Naomi Eto ne double la mise. Dans le temps additionnel de la première période, Ngah Manga a inscrit son deuxième but de la soirée pour placer le Cameroun hors de portée du Malawi. Avec trois buts inscrits avant la pause, les Lionnes ont pu gérer la seconde période et conserver leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Marie Ngah Manga restera comme l’un des visages de cette finale. Son doublé lui a permis de porter son équipe offensivement dans le moment le plus important du tournoi. Elle a d’ailleurs été désignée Joueuse de la finale, tandis que Monique Ngock a remporté le titre de meilleure joueuse de la compétition et Michaely Bihina celui de meilleure gardienne.

Mais ce sacre est avant tout celui d’un collectif. De la solidité défensive de Bihina et de sa ligne arrière à l’activité du milieu, en passant par l’efficacité offensive, les Lionnes ont trouvé la combinaison qui leur avait manqué lors de leurs précédentes finales.

Le Cameroun n’est désormais plus seulement une nation majeure du football féminin africain. Il est champion d’Afrique. Ce premier titre vient surtout refermer le chapitre des finales perdues et ouvrir une nouvelle ère pour les Lionnes Indomptables. Une histoire qui, cette fois, commence avec un trophée.

Auteur/autrice

  • Figure montante du journalisme sportif au Cameroun, Ulrich Tchomo consacre son travail à raconter le football sous toutes ses facettes. Des compétitions internationales aux championnats locaux, il décrypte l'actualité avec rigueur et passion. Amateur de lecture, de voyages et de découvertes gastronomiques, il puise dans ces expériences une ouverture qui enrichit son regard sur le sport et le monde.

Ulrich Tchomo

Figure montante du journalisme sportif au Cameroun, Ulrich Tchomo consacre son travail à raconter le football sous toutes ses facettes. Des compétitions internationales aux championnats locaux, il décrypte l'actualité avec rigueur et passion. Amateur de lecture, de voyages et de découvertes gastronomiques, il puise dans ces expériences une ouverture qui enrichit son regard sur le sport et le monde.

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