Au terme d’un scénario totalement fou et riche en rebondissements, Göztepe a arraché le point du nul face à Kasimpasa (3-3) ce week-end. Le héros de la soirée ? Malcom Bokele, qui confirme son excellente forme actuelle en jouant les dynamiteurs dans les derniers instants.
Le public de la Süper Lig en a eu pour son argent. Dans une rencontre qui a basculé d’un camp à l’autre, c’est Göztepe qui a dégainé le premier grâce à Juan, chirurgical à la 24e minute. Mais la réponse de Kasimpasa ne s’est pas fait attendre : juste avant la pause (45’+1), Ben Ouanes remettait les compteurs à zéro, douchant les espoirs des locaux de rentrer aux vestiaires avec l’avantage.
Au retour des vestiaires, Kasimpasa a passé la vitesse supérieure. Adrian Benedyczack a d’abord donné l’avantage aux siens (52′), avant qu’un malheureux but contre son camp de Filip Krastev ne vienne aggraver la marque. À 1-3, la messe semblait dite. C’était sans compter sur la force de caractère des joueurs de Göztepe. Le réveil a sonné à la 82e minute lorsque Jeh a transformé un penalty plein de sang-froid, ramenant le score à 2-3 et embrasant la fin de match.
Alors que les minutes s’égrenaient, l’inévitable Malcom Bokele a surgi. À la 89e minute, le défenseur international camerounais a fait parler son flair pour propulser le ballon au fond des filets et offrir l’égalisation (3-3). Un but libérateur qui vient récompenser une prestation solide avant qu’il ne cède sa place sous les applaudissements à la 90’+3. La fin de match a été marquée par une tension extrême, illustrée par l’exclusion de Kerem Demirbay (90’+6) après un second carton jaune, un fait de jeu resté toutefois anecdotique face au score final.
Plus qu’un simple point glané, ce match nul arraché au courage scelle l’émergence d’un nouveau leader. En s’offrant son deuxième but en seulement trois rencontres, Malcom Bokele prouve qu’il possède ce « supplément d’âme » si cher aux supporters. Le défenseur camerounais, désormais aussi redoutable dans sa surface que dans celle de l’adversaire, s’impose comme l’homme providentiel d’un collectif qui refuse de s’avouer vaincu. Si Göztepe continue de faire preuve d’une telle résilience, il le doit en grande partie à son roc défensif.



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