Si Marie Ngah Manga a incarné la puissance offensive du Cameroun, Michaely Bihina a été l’un des grands visages de la solidité défensive des Lionnes. Décisive contre le Nigeria puis impériale face au Maroc, la gardienne camerounaise a joué un rôle majeur dans le premier sacre continental de l’histoire du Cameroun. La CAF lui a d’ailleurs décerné le Golden Glove, récompensant la meilleure gardienne de la compétition.
Dans une compétition où les détails ont souvent fait la différence, le Cameroun a pu compter sur une gardienne capable de répondre présente dans les moments les plus tendus. Le quart de finale contre le Nigeria restera comme l’une des performances les plus marquantes de Bihina. Face aux championnes d’Afrique en titre, la portière camerounaise a réalisé neuf arrêts dans une victoire 1-0 qui a propulsé les Lionnes en demi-finale. Elle avait alors signé son deuxième clean sheet du tournoi.
Cette prestation lui a également valu le titre de Joueuse du match, preuve de son importance dans l’élimination du géant nigérian. Quelques jours plus tard, Bihina a encore changé le destin du Cameroun. Opposées au Maroc, pays hôte, les Lionnes ont résisté pendant 120 minutes sans encaisser le moindre but.
La gardienne du Cameroun a effectué trois arrêts durant le temps réglementaire et les prolongations. Mais c’est surtout lors de la séance de tirs au but qu’elle a écrit l’une des plus belles pages de son tournoi. Trois penalties marocains arrêtés : Bihina a été déterminante dans la victoire camerounaise 3-1 lors de la séance. Selon la CAF, elle est devenue la première gardienne camerounaise à arrêter trois tirs au but dans une séance de tirs au but à la CAN Féminine. Cette performance lui a offert une deuxième distinction consécutive de Joueuse du match.
Le chiffre résume à lui seul son impact dans la phase à élimination directe : 12 arrêts lors des quarts et des demi-finales, sans concéder le moindre but. Bihina n’a pas seulement été une dernière barrière. Son calme, sa capacité à gérer la pression et son leadership ont contribué à donner de la sérénité à une défense camerounaise particulièrement solide. Restait alors le dernier obstacle : le Malawi.
Dans une finale historique disputée à Rabat, le Cameroun a parfaitement maîtrisé son sujet pour s’imposer 3-0. Une nouvelle fois, Bihina a gardé sa cage inviolée. Avec ce clean sheet supplémentaire, la gardienne camerounaise a terminé la compétition sur une note parfaite et a confirmé qu’elle avait été l’une des principales architectes du sacre. La CAF lui a ainsi attribué le Golden Glove de la CAN Féminine 2026, récompensant sa remarquable campagne.
Le titre camerounais ne se résume évidemment pas aux exploits de Bihina. Devant elle, la défense et le collectif ont également joué un rôle essentiel dans cette conquête historique. Mais dans les matches à haute tension, lorsque le Cameroun avait besoin d’un dernier rempart, la gardienne de 22 ans a répondu présente.
Ngah Manga a fait trembler les filets. Bihina les a protégés. Deux visages différents, mais deux symboles d’un Cameroun qui a enfin décroché sa première CAN Féminine.



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